CHPTL​-​011: C'était le soleil

by Temps Des Nuits

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1.
Un jour, dans les nuits polaires, qui n’ont ni début ni fin comme tant des saisons en chemins, déambulait ma chair à l’abri des lumières, et de l’incertain sommeil or brillait une petite sphère : c’était le soleil Je l’effleurais des doigts assis sur la banquise du comptoir, entre les fumées grises de nos pauvres flambeaux de tabac des météores-cigarettes! aux cendres de nos planètes! Et au centre de cette petite danse, au milieu des faisceaux fades d’un vieux rade, d’un bistro crade rayonnait l’éblouissance et tous les néons du monde semblaient brisés sur l’autel à la faveur de cette bille ronde : c’était le soleil La buée sur les vitrines obliques cache les rêves halogènes de nos êtres inuits, indigènes, que relèguent au latrines publiques les aubes à la gazoline qui ont le goût d’aspirine Et demain comme la veille dans la nuit ce seul éveil dans ces yeux, sans autres pareils j’irai chercher le soleil
2.
Tu aimes tant les nuages, de ces nuits sauvages sur le fil des récifs, où je suis ton esquif ce vent qui nous ébouriffe, nous esquisse nous divise au ciel du naufrage, du matin, des mirages tu aimes tant les nuages, que tout là-haut perchés la poussière des comètes, nous sommes allés chercher Tu aimes tant les nuages, que dans leurs brumes épaisses au hasard des visages, des mains qui te caressent tu ne distingues plus, et tout ça t’est égal ce qui compte c’est le vol, dans le vide sidéral tu aimes tant les nuages et le goût des hauteurs t’ont fait aérophage, dans les azurs menteurs Tu aimes tant les nuages et voir en tout petit les cratères sur le sol, les corps qui dégringolent tu as tant d’appétit, que par-delà les cieux les nouvelles galaxies, tu vas chercher des yeux tu aimes tant les nuages que bien après la grande ourse là où tout est noir, je vois finir ta course
3.
Crève-coeur 03:08
Sous l’oeil attentif d’un mauvais présage, j’ai regardé les nuages nocturnes j’brûle, ma peau devant l’astre puissant, j’vis des jours éblouissants, et chamboulés j’dois laisser mon gros coeur traîner, crever à l’extérieur des journées Tombé jusqu’au sol où ton ombre s’arrête, sous l’arbre à douleurs issues des murmures et de mes pensées secrètes, elles ont crevé mon coeur Ancré mes yeux dans la lumière du soir, mes doigts dans des couloirs, trop étroits qui, me conduisent vers les terres exquises, quand j’arrête de penser à toi ici-bas, amoché jusque dans ma moelle, j’ai du vent dans mes voiles, déchirées Tombé jusqu’au sol où ton ombre s’arrête, sous l’arbre à douleurs issues des murmures et de mes pensées secrètes, elles ont crevé mon coeur Tombé jusqu’au sol où ton ombre s’arrête, sous l’arbre à douleurs issues des murmures et de mes pensées secrètes, elles ont crevé mon coeur Sous l’oeil attentif d’un mauvais présage, j’ai regardé les nuages… j’brûle, ma peau devant l’astre puissant, j’vis des jours éblouissants….
4.
Les yeux des chats guettent depuis longtemps, longtemps, longtemps et dans ces nuits où je les surprends, trop longtemps, innocents les yeux des chats me regardent dans les yeux, à l’ombre des cieux, comme des feux et dans ces feux je veux comme des phares, y voir un repère, dans un regard Comme des yeux que l’on connaît déjà, qui me fuient, et puis me suivent ils m’évitent et puis me pistent, se dérobent, et luisent j’avance ainsi vers terre promise, pose conquise, mais quoi qu’on dise les yeux des chats ne brillent que dans la nuit de tant des soirs toute la vie Comme on décèle dans les yeux de celle les larmes qu’appelle une pincée de sel comme console une main dans les cheveux, alors fais comme les yeux, de ceux qui trop déçus se détournent comme les yeux félins, du jeu c’est la règle et, comme les rats, un jour c’est l’un, un jour, c’est toi un jour c’est l’une qui disparaît sous la lune entre les toits, entre des bras
5.
Chimère 03:25
Un jour où je laissais mes mains, parcourir les cheveux bruns d’une colombe, et les méandres en brins déteints, blond vénitien mes doigts glissaient dans le crin, et son teint, couleur craie ne disait de ce que cachait l’écrin de ses seins de ses yeux, noir de jais, ont jaillit des chevaux qui me prirent dans le galop, puis vinrent les premiers coups de crocs sous l’étreinte d’une louve, je ne sus ce que l’oiseau couve qu’à l’ampleur de mes blessures, au saignement de la griffure Dent de loup et grâce d’hirondelle douce agnelle et venin de tarentelle … chimère! Un soir où dans ma couche, j’effleurais la bouche d’un garçon aux petits seins caressant la mouche enlaçant ses reins, ses lèvres lie-de-vin, d’infante, reine, dans mon lit dans ses yeux lapis-lazuli j’aperçus des créatures, tapies dans la rocaille et telle celles-ci, sa peau parut couverte d’écailles et la nuit, outre-marine parut me noyer sous l’eau une peau devenue presque opaline m’avait entraîné sous les flots Museau de musaraigne et taille de libellule langue de vipère et reflets maquerelles … chimère! Un jour gris comme le soir, je sentais une peau si noire que je sentais venir le soir, je plongeais dans ces yeux verts qui me promettaient l’enfer, l’enfer ou mon désespoir qui filait comme un courant d’air se dérobe dans des couloirs je sentais son parfum, corsé, son écorce me filait entre les mains, je devins sanguin puis féroce mais rien n’y fit pour l’anguille, qui piquait des aiguilles et filait dans la nature, laissant mon nez dans la sciure Tête de mule et regard de panthère malicieux capucin et agile leptocère … chimère!
6.
Une cicatrice dans la paume me rappelle aux fantômes de mes amours indistincts : ceux qui étaient les tiens je ne sais plus dans ce creux y trouver les yeux qui me regardent encore autant des sémaphores… Longtemps innocent 20 ans de soleil Tel innocent voit la crevasse ligne de vie dégueulasse la plaie divise par deux le chemin des amoureux comme une estafilade laisse le sang sur les mains coulant en cascade des amours défunts Longtemps innocent 20 ans de soleil On me l’a dit je m’en fous tout sera confus jusqu’au bout nous irons au hasard côte à côte. Où s’égarent nos désirs et nos soirs Je ne veux plus savoir Longtemps innocent 20 ans de soleil
7.
J’ai tant des nuits, attendu au temps des ni, pendu au bout des lèvres qui paraissaient si hésitantes et que couraient des lièvres dans la nuit coulissante ni saillis d’ongles vernis, enfoncés au fond veines que des reines assoupies auraient passées comme des chaînes j’ai, dans ce domaine où l’ombre se promène oh, tant des nuits éparpillé ma vie J’ai tant des nuits, que des jours ennemis, endormissent les amours et les ivresses, milles errances éperdues ont brûlé ma jeunesse dans le charbon du solstice au temps des nuits épaisses, bercés aux mélodies solistes des sous-sols mélancoliques aux fumées trismégistes j’ai, dans ce registre noyé des océans tant des nuits des larmes du Ponant J’ai tant des nuits, épuisé à la patience des étoiles les élans de mes fusées j’ai vu médusée en fond de mer d’huile la queue de ces comètes qui comme des cordes usées s’effilent j’ai tant des lunes, qui se noient saisi l’infortune, de mes doigts et, autant le dire, au fil des soupirs, j’ai tissé une étoffe de catastrophe en souvenir j’ai sans aucun doute abandonné ma route aux volontés du vent et pour la nuit des temps
8.
Je n'ai eu le temps de t'aimer Il n'y a rien à faire oublier juste tes yeux tristes dans mes cheveux le soir j’aurais pu être la première t’aimer te faire souffrir Je n'ai eu le temps de t'aimer il n'y a rien à faire oublier juste tes yeux tristes dans mes cheveux le soir tu voulais me briser en toi j’aurais dû te revoir pour toi J’aurais pu être la première t’aimer te faire souffrir Tu voulais te briser en moi j’aurais dû te revoir pour toi J’aurais pu être la première t’aimer te faire souffrir
9.
Quand le soleil tombe en morceaux, il se fait tard, il se fait tard, il pleut sur Sein, il n’est plus rien qu’une lampe au fond d’un bistro, et un vieux singe, un vieux héros un mur d’eau, tout est si loin Le soleil fond, sur l’horizon, comme s’il coulait dans dans le sillon dans le creuset du forgeron qui nous battrait de nouveaux noms, et qui nous couvrirait la peau, de grandes armures, avec un sceau Sur le soleil, il pleut des seaux, et je ne suis pas le seul sot qui suis à Sein, après la fin et ma main essuie le carreau, tu disparais dans un halo adieu ma vieille ...
10.
Du haut du pont, nos paroles s’enlisent fuyant leur méprise dans les remous du fleuve cherchant des terres neuves Du haut du pont, nos pensées vagabondes pauvres et infécondes s’amenuisent en filament dans le flux permanent 
 Du haut du pont, nos regards s’enlisent dans les volutes vertes et grises 
 Du haut du pont, nos regards s’esquivent et partent à la dérive tels des flèches sans cible dans les flots insensibles 
 Du haut du pont, se jettent nos amours s’en vont finir leurs jours chassant une caresse ultime maladresse 
 Du haut du pont, nos regards s’enlisent dans les volutes vertes et grises Du haut du pont, s'envolent en bégayant les éternels serments reconduire leur défaite sur une autre planète Du haut du pont, projetées vers l'horizon nos galères vogueront distantes sur le sillon ainsi jusqu'au prochain pont
11.
Les sels du Pacifique déposent sur le chemin des visions magnifiques du sol amérindien marqué les traces des rêves souterrains le terrain volte-face sanfranciscain Comme l’océan tout vient et s’en va dans un mouvement tragique nos histoires dans le sable et l’eau et les sels du Pacifique Tant de jeunes hommes indolents comme des demi-dieux totem ont la peau salée, tant d’anges aussi déchus ont la peau déchirée et les sels font trembler sous leurs peaux leurs carcasses-caniveaux Comme l’océan tout vient et s’en va dans un mouvement tragique nos histoires dans le sable et l’eau et les sels du Pacifique Et sous le soleil jaune des explosions célestes, jeans élimés et vestes gonflées par le vent les yeux par le sel de ces larmes s’écoulant au mirage dérivant d’une rose si loin, sur un autre océan Comme l’océan tout vient et s’en va dans un mouvement tragique nos histoires dans le sable et l’eau et les sels du Pacifique

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Nous sommes fiers de vous annoncer la sortie - ce vendredi 7 Octobre -  de C’était le Soleil, premier album du trio Temps des Nuits (Prosper Thon, Léonard Gremaud, Robin Girod) enregistré à San Francisco il y a tout juste une année.

Ses chansons sont empreintes de la touche artistique inimitablement inspirée du prolifique et étourdissant producteur et musicien Sonny Smith, épaulé pour l’occasion par son ami James Finch, aux commandes d’un matériel de prise de son analogique restreint mais soigneusement maitrisé. La rencontre a porté ses fruits, féconds et détonants, à l’instar des chimères « aux dents de loup et grâce d’hirondelle » et « douces agnelles au venin de tarentelle » invoquées par Prosper, poète et chanteur de Temps des Nuits.

Une musique aux reflets multiples épouse une parole hautement perchée et finement ciselée, nourrie d’évocations incandescentes, à l’image du pin incendié d’un soleil couchant qui illustre la pochette, photographié par le talentueux artiste californien Neil Krug.

credits

released October 7, 2016

Recorded in winter 2015 by James Finch Jr.
Produced by Sonny Smith

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Cheptel Records Geneva, Switzerland

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